Dans ce chapitre on prend la défense de la bande dessinée française que d'aucuns sous-estiment. Certes, la bande belge eut son âge d'or dans les années cinquante. Mais en cette même éoque, la BD française promouvait une autre forme de récits que ceux émanant des journaux comme Tintin ou Spirou. C'étaient les fameux récits complets - RC - et puis bientôt les non moins célèbres petits formats - PF. En ces deux genres la France, par le volume de la production et la variété des titres, surpassait largement la Belgique. Le nombre des maisons d'éditions, preuve d'un volume de BD produit chaque mois, dépassait d'ailleurs largement celui de la Belgique qui restait assez pauvre à cet égard. Otez Le Lombard, Casterman et Dupuis, que reste-t-il, je vous le demande.
Bref, il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à la France sa prodigieuse production de BD dites "bon marché".


