9. Quand Samuel-Olivier Meylan, notre premier horloger, travaillait à Morges (1753).
Ce pourrait être notre Samuel-Olivier Meylan, ou presque, puisqu'il s'agit ici d'un horloger de Genève!
    Auguste Piguet, tombant sur une lettre de notre premier horloger, n'aurait manqué pour rien au monde de la retranscrire et surtout de situer son contenu dans le cadre de l'histoire de notre industrie horlogère. Et s'il eut somme toute peu de renseignements de première main sur l'horlogerie tout au long de ses recherches, le sujet ne l'en passionnait pas moins.
    Nous voyons donc ici Samuel-Olivier Meylan après qu'il soit revenu à la Vallée suite à la réalisation de son chef-d'oeuvre et l'obtention de sa maîtrise à Moudon, redescendre à Morges. Pour preuve que la manière dont s'est créée notre horlogerie et comment elle a évolué les premières décennies, reste relativement complexe, et qu'ainsi tout n'a pas été dit de ces prémices.
    A lire la lettre que notre horloger put écrire de Morges, adressée à la Cluse, il semblerait, fait assez curieux, qu'il ait eut quelque désir de s'établir dans cette cité lémanique. Ainsi, s'il fut notre premier horloger, s'il contribua surtout à lancer une dynamique économique qui allait connaître le succès, il faut comprendre qu'il cherchait surtout, plus que de penser en premier à favoriser sa contrée, à trouver un gagne-pain qui lui permette de survivre dans les meilleures conditions possibles. D'où ces aller et retours très intriguants.
    Quant aux "cartons" Fallet-Scheurer, ils existent sauf erreur du côté de l'Université de Neuchâtel. Ceux-ci pourraient nous réserver quelques agréables surprises pour la connaissance plus approfondie des premiers pas de notre industrie principale.